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L’iphone et…les autres

juin 25th, 2008 | par dam2500 |

Un article intéressant sur l’intégration de l’iphone sur le marché du mobile ainsi que sa stratégie à plus long terme…

Source : Le Point

“Avec son nouveau mobile 3G, Apple va piétiner encore un peu plus les plates-bandes de ses rivaux, opérateurs et fabricants confondus.

Il n’a pas fallu longtemps à Apple pour marquer l’industrie du mobile de son empreinte. Un an après l’introduction de l’iPhone, la marque à la pomme a déjà pris des parts de marché à ses concurrents, dont Research in Motion (fabricant du BlackBerry). Son distributeur exclusif aux États-Unis, AT&T, s’en est servi comme d’un appât pour subtiliser à Alltel et T-Mobile USA une partie de ses clients. On imagine l’effet dévastateur que pourrait avoir une version moins chère, plus rapide et mieux équipée de ce portable que le monde entier s’arrache.

Apple ne s’est pas contentée de réduire de 200 $ ( 150 ?) le prix de l’iPhone. La nouvelle version, commercialisée en juillet, est aussi plus performante sur les réseaux sans fil et pourvue d’une gamme de logiciels qui pourrait bien séduire particuliers et professionnels.

Pour faire face, les autres opérateurs sans fil envisagent de subventionner davantage les téléphones, de muscler les budgets marketing et de réduire le prix de certains services, quitte à rogner sur leur marge. Apple accentue donc la pression qui pèse déjà sur des acteurs mis en difficulté par une législation renforcée et par la concurrence de nouveaux venus comme Google, qui limitent le contrôle des opérateurs sur le marché.

Au cours de l’année écoulée, les opérateurs sans fil américains ont offert des contrats de service à long terme en échange d’une réduction des aides à l’achat des appareils. AT&T a fait l’inverse, et il y a de grandes chances pour que ses concurrents lui emboîtent le pas, notamment sur les copies du dernier gadget d’Apple. “La plupart des consommateurs veulent avoir un iPhone, tout comme ils veulent un iPod, et non pas n’importe quel lecteur MP3, explique Gloria Barczak, professeur de marketing à la Northeastern University. Les gens veulent de la marque.” Il va donc falloir leur offrir de sérieux encouragements pour les en détourner : pour un abonnement de deux ans à AT&T, le nouvel iPhone 3G sera commercialisé dans une fourchette de prix allant de 199 $ à 299 $ (150 à 200 ?).

Fidéliser la clientèle

Pour persuader les utilisateurs les plus fortunés de leur rester fidèles, les opérateurs risquent de devoir augmenter fortement les budgets de promotion du sans fil. Ainsi, selon les consultants TNS Media Intelligence, les dépenses publicitaires de Verizon Wireless ont bondi de 30 % au premier trimestre.

Pour faire face à ses difficultés financières, l’opérateur Sprint Nextel a dû, lui, réduire son enveloppe publicitaire de 20 % dans la même période. Pourtant, face à la fuite de sa clientèle, il pourrait bien devoir la revoir à la hausse. Selon Rich Nespola, pdg du cabinet de conseil TMNG, Sprint Nextel va devoir “trouver une réplique [à l’iPhone] et faire jouer ses atouts”.

L’autre solution consiste à baisser le prix des services. Ce serait d’ailleurs une manière de prendre l’avantage sur AT&T, qui les a augmentés pour compenser le coût des aides aux acheteurs d’iPhone. Walter Piecyck, analyste au sein de Pali Research, explique que “la guerre des prix va faire rage au second semestre. On pourrait bien assister à des baisses de 30 à 40 % [probablement à l’initiative de Sprint]. Face à l’augmentation de l’essence, une économie de 50 dollars (32 ?) sur la facture mensuelle de téléphone a son intérêt”. De ce fait, les marges des opérateurs, qui avoisinent actuellement 40 %, pourraient être réduites à 30 %.

Le casse-tête des mobiles

Les fabricants, qui bénéficient actuellement de la croissance à deux chiffres du marché des smartphones, risquent aussi de s’arracher les cheveux à cause de l’iPhone. Car si les opérateurs supportent le coût des subventions, ils peuvent faire pression sur leurs fournisseurs pour qu’ils baissent les prix sur les commandes groupées. De plus, si, comme de nombreux analystes le pensent, les ventes d‘iPhone s’envolent, la part de marché de ses concurrents va logiquement être réduite. Selon Ross Rubin, de NPD Group, Motorola, dont peu de modèles ont rencontré le succès ces dernières années, pourrait être la principale victime. Mais ni Samsung, ni LG, ni même Nokia ne sont à l’abri. Les téléphones haut de gamme et tendance seront les plus vulnérables.

Alors que les fabricants tentent de rattraper leur retard sur les fonctionnalités de l’iPhone, leurs coûts de développement des logiciels augmentent également. HTC, dont le dispositif Touch s’est vendu à trois millions d’exemplaires à travers le monde l’année passée, a mis au point des menus 3D qui permettent de consulter ses contacts comme on consulte un Rolodex. “Nous souhaitons porter l’expérience tactile à de nouveaux sommets”, nous confie John Wang, directeur marketing de HTC.

Pour ses smartphones, Nokia a investi dans Ovi, une suite de services de cartographie, de jeu et de partage de photos en ligne qui devrait lui permettre de mieux lutter contre l’offre de l’iPhone. Bill Plummer, de Nokia Americas, a déclaré que l’entreprise allait continuer à proposer de nouvelles gammes de services.

L’avenir reste ouvert

Combien de temps ce phénomène durera-t-il ? Difficile à dire. Un modèle qui rencontre le succès peut progresser durant des années avant d’atteindre son niveau record et d’entamer son déclin. Selon NPD, la légendaire série Razr de Motorola a été introduite en 2004, mais elle n’a atteint son sommet qu’au premier trimestre de 2007, époque où elle représentait 12 % de tous les téléphones cellulaires vendus aux États-Unis.

Il ne sera pas facile non plus de déterminer quelle sera la performance des sosies de l’iPhone. Selon Neil Strother, analyste de JupiterResearch, “ces appareils ne seront pas des iPhones. Comparons ce qui est comparable.”"

Source : Le Point

Alors : est ce que le Gphone sera comparable à l’iphone ?

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